Flash : pétrole à 97 $, carburant stable en septembre

Le pétrole grimpe de 11 % en un mois, tensions au détroit d'Ormuz. Votre carburant, lui, ne bouge pas en septembre (905/725 FCFA) : voici pourquoi.

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Pompes à essence, gros plan sur les becs de distribution (illustration)
Photo : Engin Akyurt / Pexels

Le baril de Brent frôle les 97 dollars, en hausse d'environ 11 % en un mois, sur fond de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz. En Côte d'Ivoire, le super, le gasoil et le pétrole lampant restent pourtant inchangés pour tout septembre. Voici pourquoi, et ce qu'il faut surveiller.

Vous avez peut-être entendu parler d'un pétrole "qui flambe". A la pompe à Abidjan, rien n'a changé ce mois-ci. Voici ce que le prix mondial change vraiment pour votre carburant, et surtout ce qu'il ne change pas.

Ce qui s'est passé

Le baril de Brent, la référence pour le pétrole vendu en Europe et en Afrique, s'échangeait autour de 97,6 dollars le 7 septembre 2026, contre environ 86 dollars début août, soit une hausse d'environ 11 % en un mois. Cause : des tirs et attaques répétés entre les Etats-Unis et l'Iran visant des pétroliers autour du détroit d'Ormuz, par lequel transite une grande partie du pétrole mondial, font craindre des perturbations durables du transport maritime.

Ce que ça change pour vous

Rien, pour l'instant. Une note de la Direction générale des hydrocarbures (DGH), datée du 31 août 2026, a maintenu les prix à la pompe pour tout le mois de septembre : 905 FCFA le litre de super, 725 FCFA le gasoil, 780 FCFA le pétrole lampant. Ce sont exactement les mêmes montants qu'en août. Un plein de 40 litres de super vous coûte donc 36 200 FCFA, ni plus ni moins qu'il y a un mois. Nafa avait déjà détaillé la stabilité des prix annoncée pour septembre et le calcul détaillé de la hausse du 1er août.

Ce qui ne change pas pour vous

En Côte d'Ivoire, les prix des carburants sont fixés chaque mois par la DGH, qui ajuste la grille selon l'évolution des cours mondiaux, avec un décalage de plusieurs semaines. Une hausse du baril en août ou en septembre ne se répercute donc jamais dans le mois même : elle n'apparaît, si elle apparaît, que dans la note du mois suivant. L'Etat avait déjà relevé les prix en mai (+55 FCFA sur le super) puis au 1er août (jusqu'aux niveaux actuels), avant de choisir de geler la grille en septembre malgré la poursuite de la hausse mondiale, au nom d'une politique de stabilisation revendiquée par le ministère des Mines, du Pétrole et de l'Energie. Nafa a déjà chiffré l'impact de la précédente hausse sur les prix du transport.

A titre d'exemple, pour mesurer l'enjeu : si le litre de super grimpait de 10 %, à 995,5 FCFA, votre plein de 40 litres passerait de 36 200 à 39 820 FCFA, soit 3 620 FCFA de plus. Pour un moto-taxi qui achète environ 2 litres d'essence par jour ouvré (hypothèse : 26 jours par mois, soit 52 litres), la facture mensuelle grimperait d'environ 4 700 FCFA, de 47 060 à 51 766 FCFA. Ce scénario n'est pas une annonce : il sert seulement à mesurer ce qu'une telle hausse représenterait.

Ce qu'il faut surveiller

La prochaine note de la DGH, attendue fin septembre, fixera les prix d'octobre. Elle sera calculée à partir des cours mondiaux des dernières semaines, qui incluent déjà la hausse actuelle du Brent. Aucune date précise ni aucune indication de maintien ou de hausse n'a été communiquée à ce stade : information non communiquée.

À retenir : le pétrole a bondi de 11 % en un mois, mais votre carburant reste au même prix en septembre (905/725/780 FCFA) grâce au mécanisme ivoirien de fixation ; la vraie échéance à surveiller est la note DGH d'octobre, qui intégrera pour la première fois cette hausse.

Sources