Or : les nouvelles autorisations de mine artisanale et semi-industrielle gelées six mois

Le Conseil national de sécurité a décidé, le 17 septembre 2026, un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale.

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Orpaillage à la batée dans un bac d’eau, illustration du moratoire de six mois sur les autorisations minières en Côte d’Ivoire
Photo : Lucia Barreiros Silva / Pexels

Le Conseil national de sécurité (CNS), réuni le 17 septembre 2026 à Abidjan sous la présidence du chef de l’État, a décidé un moratoire de six mois sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale. La réunion a aussi passé en revue la criminalité, les faux médicaments et la sécurité routière.

Le gel s’accompagne d’un dispositif de terrain : 21 pelotons de sécurité fluviale pour surveiller les quatre grands fleuves et leurs affluents, une augmentation du nombre de brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GSLOI), et un projet de loi qui doit aggraver les peines en traitant la complicité logistique ou financière, ainsi que la participation indirecte, comme des infractions autonomes.

Le volet économique est le plus direct pour ceux qui vivent de l’or. Les sites détruits doivent être réhabilités par des programmes de travaux à haute intensité de main-d’œuvre associant le Génie militaire, et les orpailleurs illégaux de nationalité ivoirienne réinsérés par des activités génératrices de revenus. Les préfets de région s’étaient engagés à éradiquer le phénomène en six mois lors de l’atelier national de Yamoussoukro, les 4 et 5 septembre 2026. Le gel intervient alors que le métal reste cher : 4 328,20 dollars l’once au 16 septembre 2026, environ 17 % de plus qu’un an plus tôt, mais sous le plus haut de l’année, 5 405,00 dollars le 29 janvier 2026.

Le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire (GRAMCI) a fait savoir le 28 août 2026, selon KOACI, qu’il ne partage pas le principe d’un moratoire et plaide pour une petite mine légale capable d’absorber les acteurs informels.

Ce que ça change pour vous : un dossier d’autorisation artisanale ou semi-industrielle en cours n’aboutira pas avant six mois. La décision annoncée porte sur la délivrance des autorisations et ne mentionne pas de retrait des titres déjà accordés. Pour les orpailleurs illégaux ivoiriens, la sortie proposée est la réinsertion par des activités génératrices de revenus et les chantiers de réhabilitation des sites. L’État poursuit par ailleurs la structuration de la filière, avec l’unité d’affinage de 100 tonnes par an annoncée pour 2027 et le suivi des cours dans notre rubrique Bourse et marchés.

Sources : communiqué du Conseil national de sécurité, Présidence de la République, 17 septembre 2026, AIP, 17 septembre 2026, RTI Infos, 17 septembre 2026, gouv.ci, 6 septembre 2026 et KOACI, 29 août 2026. Cours de l’or : LBMA Gold Price PM.