Près d'un million d'habitants de plus par an : la jeunesse ivoirienne face au test de l'emploi
886 000 habitants de plus par an, 75,6 % de moins de 35 ans, 55,7 millions attendus en 2050 : la mécanique du dividende démographique, expliquée.
Entre les recensements de 2014 et de 2021, la Côte d'Ivoire a gagné 6,7 millions d'habitants. Sa population, dont les trois quarts ont moins de 35 ans, pourrait dépasser 55 millions en 2050 selon le scénario médian des Nations unies. Cette jeunesse représente un potentiel économique immense. Mais elle ne deviendra un dividende que si le pays réussit à la former, la soigner et lui proposer des emplois suffisamment productifs.
Entre 2014 et 2021, la Côte d'Ivoire a dû absorber l'équivalent de plusieurs grandes villes nouvelles.
Chaque année, il a fallu prévoir davantage de salles de classe, de logements, de maternités, de transports, d'électricité, d'eau potable et de nourriture. Quelques années plus tard, ces nouveaux habitants arrivent à l'âge où ils cherchent une formation, un revenu et une place dans l'économie.
Le recensement de 2014 avait dénombré 22 671 331 habitants. Celui de 2021 en a compté 29 389 150, soit exactement 6 717 819 personnes supplémentaires.
Dire que le pays a gagné « près d'un million d'habitants par an » donne donc un bon ordre de grandeur. Mais le calcul mérite d'être précisé.
Si l'on divise simplement la différence par sept années, on obtient environ 960 000 personnes supplémentaires par an. En tenant compte des dates de référence des deux opérations, espacées d'environ sept ans et sept mois, la moyenne se rapproche plutôt de 886 000 habitants par an.
Dans les deux cas, le rythme reste exceptionnel.
La question centrale n'est pourtant pas de savoir si cette croissance est bonne ou mauvaise. Elle est de savoir ce que le pays en fera.
La réponse courte
La Côte d'Ivoire possède une population très jeune et sa fécondité commence à diminuer.
Cette combinaison peut ouvrir, dans les prochaines décennies, une période pendant laquelle la part des personnes en âge de travailler progressera plus rapidement que celle des enfants à charge. C'est ce que les démographes appellent la fenêtre du dividende démographique.
Mais le dividende n'est pas automatique.
Des millions de jeunes mal formés, sous-employés ou enfermés dans des activités très peu productives ne provoquent pas mécaniquement une accélération économique. Pour transformer la démographie en richesse, il faut des soins, une éducation efficace, des compétences, des investissements et des emplois mieux rémunérés.
Plus de 6,7 millions d'habitants supplémentaires
La progression observée entre les deux recensements ne correspond pas au même nombre de naissances chaque année.
Elle résulte principalement de la différence entre les naissances et les décès, appelée accroissement naturel. Elle intègre également les migrations, puisque la Côte d'Ivoire accueille depuis longtemps des populations venues notamment des autres pays d'Afrique de l'Ouest.
La croissance transforme immédiatement les besoins collectifs.
Lorsqu'une génération nombreuse naît, elle demande d'abord des maternités, des vaccinations et une alimentation suffisante. Six ans plus tard, il faut des écoles. Quelques années après, des collèges. Puis viennent les besoins en universités, formations professionnelles, logements et emplois.
La démographie impose donc un calendrier aux politiques publiques.
Trois Ivoiriens sur quatre ont moins de 35 ans
Le RGPH 2021 confirme que 75,6 % de la population a moins de 35 ans. Les moins de 15 ans représentent environ 38 % des habitants, tandis que l'âge moyen se situe autour de 23 ans.
Cette structure signifie que les enfants et les jeunes occupent une place particulièrement importante dans la pyramide des âges.
Elle représente un avantage potentiel : pendant plusieurs décennies, le pays disposera d'une population nombreuse capable de travailler, de créer, d'entreprendre, de consommer et de contribuer aux recettes publiques.
Mais cette jeunesse entraîne d'abord des dépenses importantes. Avant de produire un revenu, un enfant doit être nourri, soigné et formé.
Une population jeune n'est donc pas encore un dividende. Elle constitue une promesse dont la réalisation dépend des investissements accomplis aujourd'hui.
La fécondité baisse réellement
Une évolution importante est engagée : les familles ont progressivement moins d'enfants.
L'Enquête démographique et de santé établit que l'indice synthétique de fécondité est passé de 5,0 enfants par femme en 2011-2012 à 4,3 en 2021. Le recul est net, même si le niveau reste élevé.
Cette baisse résulte de plusieurs transformations :
- progression de la scolarisation des filles ;
- urbanisation ;
- accès plus large aux services de santé reproductive ;
- évolution de l'âge au mariage et à la première naissance ;
- coût croissant du logement et de l'éducation ;
- volonté de mieux investir dans chaque enfant ;
- participation économique accrue des femmes.
Elle n'est pas uniforme. En 2021, la fécondité atteignait encore 5,3 enfants par femme en milieu rural, contre 3,6 en ville. Elle demeure également plus élevée chez les femmes moins scolarisées et dans les zones où les services de planification familiale sont moins accessibles.
Elle doit aussi être abordée comme une question de choix et de droits : l'objectif n'est pas d'imposer une taille de famille, mais de permettre à chaque femme et à chaque couple de décider librement du nombre et de l'espacement des naissances.
Pourquoi moins d'enfants par femme ne ralentit pas immédiatement la croissance
Imaginons une première génération de 100 femmes ayant chacune cinq enfants, puis une seconde génération beaucoup plus nombreuse dans laquelle chaque femme n'en a plus que quatre.
Le nombre moyen d'enfants par femme a diminué. Mais comme les femmes en âge d'avoir des enfants sont devenues beaucoup plus nombreuses, le nombre total de naissances peut continuer d'augmenter.
C'est ce que les démographes appellent l'élan démographique.
Les mères des années 2030 sont, pour une grande partie, déjà nées. Même avec une fécondité en baisse, leur nombre entretiendra encore une forte croissance pendant plusieurs décennies.
La transition démographique est donc un mouvement lent. Elle change d'abord la forme de la population avant de réduire fortement son rythme d'augmentation.
Le dividende démographique, expliqué simplement
Prenons l'exemple d'un ménage qui compte deux adultes disposant d'un revenu et six jeunes enfants.
Une grande partie des ressources sert à nourrir, soigner et scolariser les personnes à charge. Il reste peu d'argent pour épargner, investir dans une activité ou améliorer le logement.
Quelques années plus tard, les enfants deviennent adultes. Si plusieurs d'entre eux trouvent un emploi, le ménage peut compter davantage de revenus pour moins de personnes entièrement dépendantes.
À l'échelle d'un pays, la même évolution peut produire :
- une hausse de la production ;
- davantage d'épargne ;
- plus d'investissements ;
- une consommation intérieure plus importante ;
- des recettes fiscales et sociales plus élevées ;
- une amélioration du niveau de vie.
En 2021, la Côte d'Ivoire comptait environ 69 personnes dépendantes pour 100 personnes âgées de 15 à 64 ans. Cette dépendance reste élevée et provient principalement du grand nombre d'enfants.
Les analyses de l'UNFPA situent encore la Côte d'Ivoire dans une phase précédant la pleine réalisation du dividende. La fenêtre commence à s'ouvrir, mais le poids des jeunes dépendants reste important.
Un dividende n'est pas un cadeau automatique
Les économies d'Asie de l'Est ont bénéficié d'une évolution favorable de leur pyramide des âges. Mais leur décollage ne s'explique pas par la seule baisse de la fécondité.
Elles ont simultanément investi dans :
- l'éducation de masse ;
- la santé ;
- l'industrie ;
- les infrastructures ;
- les exportations ;
- la formation professionnelle ;
- l'emploi féminin ;
- l'épargne et l'investissement.
Une population en âge de travailler n'est productive que si elle maîtrise les compétences demandées et si les entreprises ont suffisamment d'activités pour l'employer.
Sans cette rencontre entre démographie et économie, la fenêtre finit par se refermer sans produire tout son potentiel.
Plus de 400 000 nouveaux entrants sur le marché du travail
Le Plan national de développement 2026-2030 estime que plus de 400 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail ivoirien.
Tous les jeunes atteignant 15 ou 16 ans ne deviennent pas immédiatement demandeurs d'emploi. Certains poursuivent leurs études, d'autres restent temporairement inactifs. Le chiffre désigne donc les nouveaux participants à la population active, pas simplement une tranche d'âge entière.
L'économie doit néanmoins créer chaque année un volume considérable d'occasions professionnelles.
Le problème n'est pas seulement le chômage au sens strict. Une personne qui vend quelques marchandises, aide dans une exploitation familiale ou travaille quelques heures par semaine peut être considérée comme occupée dans les statistiques.
Elle peut pourtant avoir un revenu insuffisant, irrégulier et sans aucune protection.
Environ neuf emplois sur dix restent informels
En 2022, environ 90,9 % des adultes en emploi travaillaient dans l'économie informelle, selon les données harmonisées de la Banque mondiale fondées sur les statistiques du travail. La proportion était encore plus élevée chez les femmes.
L'informel n'est pas nécessairement illégal. Il fait vivre des millions de ménages et assure une grande partie du commerce, du transport, de l'artisanat et des services.
Mais ces emplois sont souvent caractérisés par :
- l'absence de contrat ;
- des revenus irréguliers ;
- une faible productivité ;
- peu de possibilités de formation ;
- une couverture maladie ou retraite limitée ;
- une grande vulnérabilité aux crises.
Le véritable enjeu n'est donc pas uniquement que chaque jeune trouve « quelque chose à faire ». Il est qu'un nombre croissant de jeunes accède à des activités suffisamment productives pour améliorer durablement leur niveau de vie.
Où créer les emplois productifs ?
L'agriculture restera un grand employeur, mais elle devra devenir plus productive. Transformer localement le cacao, l'anacarde, le caoutchouc, le coton, les fruits ou les céréales peut créer davantage d'emplois que la seule exportation de matières premières.
L'industrie, le bâtiment, l'énergie, la logistique, le tourisme, la santé, l'éducation et les services numériques peuvent également absorber une partie de la main-d'œuvre.
Mais cette création d'emplois suppose :
- une électricité fiable ;
- des financements accessibles ;
- des zones industrielles fonctionnelles ;
- des transports efficaces ;
- une fiscalité adaptée ;
- des formations liées aux besoins des entreprises ;
- des règles suffisamment stables pour encourager l'investissement.
Le pays a autant besoin de techniciens, de soudeurs, d'électriciens et d'agents de maintenance que de diplômés des filières générales.
Un marché intérieur de plus de 30 millions de personnes
La croissance démographique exerce une pression sur les services publics, mais elle agrandit également le marché intérieur.
Les Nations unies estimaient la population ivoirienne à environ 32,7 millions d'habitants en 2025.
Chaque nouveau ménage a besoin de nourriture, de logement, de transport, de télécommunications, de services financiers, de soins et d'éducation.
Cette demande soutient :
- l'agroalimentaire ;
- la distribution ;
- les banques ;
- le mobile money ;
- la construction ;
- le transport ;
- les plateformes numériques ;
- les services privés de santé et de formation.
Mais un grand nombre d'habitants ne constitue pas automatiquement un grand marché solvable.
Pour qu'une population consomme durablement, elle doit disposer de revenus. La création d'emplois productifs reste donc également la condition de développement du marché intérieur.
Un habitant sur cinq est de nationalité étrangère
Le RGPH 2021 a recensé environ 6,46 millions de résidents de nationalité étrangère, soit 22 % de la population. Cette proportion était plus élevée lors des anciens recensements : environ 28 % en 1988 et 26 % en 1998.
Ce chiffre ne doit pas être confondu avec le nombre d'immigrants arrivés récemment.
Une personne de nationalité étrangère peut être née en Côte d'Ivoire et y avoir vécu toute sa vie. À l'inverse, un citoyen ivoirien peut être né à l'étranger et avoir ensuite immigré dans le pays.
L'immigration régionale est ancienne. Elle a contribué au développement des plantations, du commerce, du bâtiment, des transports et des services. Elle s'inscrit dans l'histoire économique et humaine de l'Afrique de l'Ouest.
Elle participe à la croissance de la population, mais les naissances restent le principal moteur démographique.
Plus d'un Ivoirien sur deux vit désormais en ville
En 2021, 52,5 % de la population résidait en milieu urbain, contre 47,5 % en zone rurale. Abidjan concentrait à elle seule environ 36 % de la population urbaine, tandis que 17 villes dépassaient 100 000 habitants.
L'urbanisation peut accroître la productivité en rapprochant les travailleurs, les entreprises, les universités et les marchés.
Mais une ville qui grandit plus vite que ses infrastructures produit aussi :
- des logements précaires ;
- des loyers élevés ;
- de longs déplacements ;
- une pression foncière ;
- des difficultés d'assainissement ;
- une saturation des écoles et des centres de santé.
Le défi ne consiste donc pas à freiner toute urbanisation. Il est de construire des villes capables d'accueillir leur croissance avant que celle-ci ne se transforme en congestion permanente.
Vers 55,7 millions d'habitants en 2050
Le scénario médian des Perspectives de la population mondiale 2024 des Nations unies projette environ :
| Année | Population | Nature de la donnée |
|---|---|---|
| 2014 | 22,67 millions | Recensement |
| 2021 | 29,39 millions | Recensement |
| 2025 | 32,7 millions | Estimation ONU |
| 2030 | 36,7 millions | Projection médiane |
| 2040 | 45,7 millions | Projection médiane |
| 2050 | 55,7 millions | Projection médiane |
L'Organisation mondiale de la Santé reprend une projection de 55 746 985 habitants en 2050, soit une hausse d'environ 79 % par rapport à l'estimation de 2023.
Ce chiffre n'est pas une certitude.
La population réelle dépendra de l'évolution de la fécondité, de la mortalité et des migrations. Une baisse plus rapide du nombre d'enfants par femme conduirait à une population moins élevée. Une transition plus lente produirait un résultat supérieur au scénario médian.
Ce qu'il faudra construire et produire
Une population proche de 56 millions ne signifie pas que chaque infrastructure doit mécaniquement doubler.
Certains équipements peuvent accueillir davantage d'usagers grâce à une meilleure organisation, à la technologie ou aux économies d'échelle.
Mais le pays devra fortement augmenter ses capacités dans presque tous les domaines :
- construire des millions de logements ;
- ouvrir des écoles et former des enseignants ;
- renforcer les hôpitaux et la prévention ;
- produire davantage d'électricité ;
- améliorer l'eau et l'assainissement ;
- développer les transports collectifs ;
- augmenter la production alimentaire ;
- moderniser l'agriculture ;
- créer plusieurs millions d'emplois.
Les investissements actuels ne sont donc pas simplement destinés à rattraper les retards du passé. Ils doivent également anticiper une population future beaucoup plus importante.
Ce que cela change pour vous
Vous êtes jeune diplômé
La concurrence augmentera avec le nombre d'entrants. Une compétence technique, numérique, linguistique ou sectorielle clairement identifiable devient un avantage important.
Vous êtes parent
Des familles progressivement moins nombreuses peuvent consacrer davantage de ressources à chaque enfant. L'éducation et la santé deviennent alors les principaux investissements familiaux.
Vous êtes entrepreneur
Le marché augmente, particulièrement dans le logement, l'alimentation, l'éducation, la santé, le transport et les services numériques. Mais les modèles économiques doivent tenir compte du pouvoir d'achat réel.
Vous êtes agriculteur
La demande alimentaire progressera fortement. Les gains dépendront de la productivité, de l'irrigation, du stockage, de la transformation et de l'accès aux marchés.
Vous travaillez dans l'informel
La formalisation ne signifie pas seulement payer des impôts. Elle doit aussi permettre d'accéder au crédit, à l'assurance maladie, à la retraite, à la formation et aux marchés plus importants.
Vous êtes une collectivité locale
La planification du foncier, du drainage, des transports, des écoles et des marchés doit précéder la croissance des quartiers plutôt que la suivre.
Les chiffres clés
| Indicateur | Valeur | Année |
|---|---|---|
| Population recensée | 22 671 331 | 2014 |
| Population recensée | 29 389 150 | 2021 |
| Hausse entre les deux recensements | 6 717 819 | 2014-2021 |
| Moyenne annuelle selon les dates de référence | Environ 886 000 | 2014-2021 |
| Population de moins de 15 ans | Environ 38 % | 2021 |
| Population de moins de 35 ans | 75,6 % | 2021 |
| Fécondité | 5,0 enfants par femme | 2011-2012 |
| Fécondité | 4,3 enfants par femme | 2021 |
| Ratio de dépendance | 69 pour 100 actifs potentiels | 2021 |
| Population urbaine | 52,5 % | 2021 |
| Résidents de nationalité étrangère | 22 % | 2021 |
| Emploi informel | 90,9 % | 2022 |
| Projection médiane | 55,7 millions | 2050 |
Frise démographique et prospective
| Date | Évolution |
|---|---|
| 1960 | Population majoritairement rurale et fécondité très élevée |
| 2011-2012 | Fécondité estimée à 5,0 enfants par femme |
| 2014 | 22,7 millions d'habitants recensés |
| 2021 | 29,4 millions d'habitants ; fécondité à 4,3 |
| 2025 | Population estimée à 32,7 millions par l'ONU |
| 2030 | Environ 36,7 millions selon le scénario médian |
| 2040 | Environ 45,7 millions selon le scénario médian |
| 2050 | Environ 55,7 millions selon le scénario médian |
Ce qu'il faut surveiller
Cinq indicateurs diront si le dividende démographique se concrétise :
- la poursuite de la baisse de la fécondité ;
- les résultats réels en lecture, calcul et formation professionnelle ;
- le nombre d'emplois productifs créés chaque année ;
- la progression des revenus et de la protection sociale ;
- la capacité des villes à loger et transporter leur population.
Le taux de chômage ne suffira pas. Il faudra également suivre le sous-emploi, l'informalité, les revenus, la productivité et la part des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation.
Une génération à transformer
La Côte d'Ivoire ne choisit pas le nombre de jeunes déjà nés.
Elle peut en revanche choisir ce qu'ils deviendront.
Une génération bien nourrie, en bonne santé, capable de lire, de calculer et de maîtriser un métier peut devenir le principal moteur du développement ivoirien.
La même génération, confrontée à une école de faible qualité, au sous-emploi et à des services publics saturés, peut connaître une frustration durable.
Le dividende démographique n'est donc pas un chèque que la jeunesse remet automatiquement au pays.
C'est le résultat d'investissements accomplis longtemps avant que cette jeunesse entre sur le marché du travail.
L'essentiel à retenir
- La population est passée de 22,7 millions d'habitants en 2014 à 29,4 millions en 2021.
- L'augmentation représente environ 886 000 habitants par an entre les dates de référence des deux recensements.
- Les trois quarts de la population ont moins de 35 ans.
- La fécondité a reculé de 5,0 à 4,3 enfants par femme entre 2011-2012 et 2021, avec un écart persistant entre villes (3,6) et campagnes (5,3).
- Le dividende démographique est possible, mais dépend de la santé, de l'éducation et des emplois productifs.
- Plus de 400 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail.
- Environ neuf emplois sur dix relèvent encore de l'économie informelle.
- Le scénario médian des Nations unies projette environ 55,7 millions d'habitants en 2050.