Café-cacao : le SYNAP-CI affirme que sa grève illimitée a commencé le 16 septembre

Le SYNAP-CI affirme avoir lancé une grève illimitée le 16 septembre. Des producteurs d'Arrah déclarent y adhérer selon l'AIP, RFI la dit très peu suivie, et aucune réponse officielle précise n'a été publiée.

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Mains étalant des fèves de cacao au séchage
Photo : Zeal Creative Studios / Pexels

Le Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d'Ivoire (SYNAP-CI) affirme avoir lancé le 16 septembre une grève illimitée dans la filière café-cacao. Au 18 septembre, des producteurs d'Arrah déclarent y adhérer, et ni le gouvernement ni le Conseil du Café-Cacao n'ont répondu publiquement à ses demandes précises.

Ce que demande le SYNAP-CI

Le 16 septembre à Abidjan, par la voix de Koné Moussa, le syndicat a annoncé une grève illimitée. Il conteste le prix bord champ de 1 200 FCFA/kg, demande l'enlèvement des stocks de la campagne 2025-2026 restés sans paiement et réclame le départ du directeur général du Conseil du Café-Cacao, Koné Brahima Yves. « Le SYNAP-CI ne revendique ni privilège ni faveur. Il réclame justice, transparence, responsabilité et respect du producteur », a déclaré Koné Moussa.

Ce qui est rapporté au 18 septembre

L'Agence ivoirienne de presse (AIP) rapporte que des producteurs de cacao d'Arrah ont exprimé, le 17 septembre, leur adhésion au mot d'ordre, en évoquant des difficultés de commercialisation et d'endettement. Un président de coopérative y affirme que le stockage prolongé des fèves a coûté plus de 70 millions de FCFA à sa structure.

RFI indique pour sa part que le mouvement était « très peu suivi » parmi les cacaoculteurs qu'elle a contactés le 17 septembre. Aucune source officielle ne documente un arrêt général des livraisons.

Des organisations aux positions différentes

Sept organisations professionnelles agricoles (CNMA-CI, CR-CI, SYNARFA-CI, SYPRODA-CI, SYNAPROCCA-CI, UNAJEPA-CI et SYNAJAM CC-CI) ont publié le 15 septembre une déclaration disant « Oui à une motion de grève pour la défense des intérêts des producteurs », tout en refusant de demander le départ du directeur général. À Arrah, le coordonnateur départemental du SYNAVICI soutient le mouvement mais n'est pas favorable à cette demande, selon l'AIP. L'Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) café-cacao a appelé le 8 septembre les producteurs à rester sourds aux appels à la grève et au boycott.

La position des autorités

En annonçant le prix le 1er septembre, le ministre de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, l'a expliqué par la volatilité des cours mondiaux : « Il s'agit d'un prix qui soit financièrement soutenable ». Il a indiqué que 280 milliards de FCFA d'appuis directs et 231 milliards de réajustements budgétaires avaient été mobilisés pour favoriser l'évacuation des stocks. Au 18 septembre, ni le gouvernement ni le Conseil du Café-Cacao n'ont publié de réponse aux revendications précises du SYNAP-CI.

Ce que cela change pour le planteur

Le prix minimum garanti de la campagne principale 2026-2027 est de 1 200 FCFA/kg, contre 2 800 FCFA/kg pour la campagne principale 2025-2026 : pour une tonne livrée, l'écart atteint 1,6 million de FCFA. Du 7 au 13 septembre, 26 000 tonnes ont été achetées à ce prix, selon le Système national de traçabilité cité par l'AIP. Le SYNAP-CI et des acteurs d'Arrah cités par l'AIP affirment que des stocks de la campagne précédente attendent encore d'être enlevés ou payés.

À lire aussi : Cacao à 1 200 FCFA/kg : contestation et appel au calme de l'OIA.

Sources

Mis à jour le 18 septembre 2026 : le titre et le texte ont été précisés pour attribuer chaque information à sa source.