5 000 diplômés de santé : qui pourra bénéficier du stage de 10 mois ?

5 000 stages de dix mois pour les diplômés de santé, portés par l'INFAS et l'Agence Emploi Jeunes. Les candidatures ne sont pas ouvertes : méfiez-vous des intermédiaires.

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5 000 diplômés de santé : qui pourra bénéficier du stage de 10 mois ?
5 000 diplômés d'État de la santé doivent bénéficier d'un stage de qualification de dix mois, selon les conventions du 12 août 2026.

Bonne nouvelle pour les jeunes diplômés du secteur de la santé : 5 000 d'entre eux doivent bénéficier d'un stage de qualification de dix mois. Mais avant de chercher un formulaire d'inscription, prudence : les critères de sélection et le calendrier de candidature n'ont pas encore été publiés.

5 000 places pour acquérir une première expérience

L'annonce découle de conventions signées le mercredi 12 août 2026 au Parc des expositions d'Abidjan, à l'occasion de la Journée internationale de la jeunesse, entre l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS) et l'Agence Emploi Jeunes, sous l'égide du ministère de la Santé et de celui chargé de la Jeunesse et de l'Insertion professionnelle, dirigé par Mamadou Touré. Une seconde convention associe l'Office du service civique national.

L'objectif est concret : permettre à 5 000 diplômés d'État de passer dix mois en stage de qualification dans des établissements de santé, afin de renforcer leurs compétences pratiques et faciliter leur entrée dans la vie professionnelle. C'est l'Agence Emploi Jeunes qui prendra en charge ces stages : un détail qui compte, car il indique où la procédure de candidature devrait s'organiser.

Le dispositif est plus large que ces 5 000 premières places. Les autorités annoncent vouloir accompagner plus de 20 000 diplômés d'État et contribuer à porter les effectifs du secteur à plus de 100 000 agents de santé à l'horizon 2030.

Pour un jeune qui possède son diplôme mais pas encore d'expérience professionnelle solide, dix mois dans une structure sanitaire peuvent donc représenter une vraie porte d'entrée.

Qui peut déposer sa candidature ?

C'est justement le point sur lequel il faut être prudent.

La convention est signée avec l'INFAS, qui forme les infirmiers, sages-femmes et techniciens de santé diplômés d'État : c'est donc d'abord ce vivier qui est visé. Mais la communication officielle ne publie pas encore la liste détaillée des professions concernées.

Au 17 août, les informations officielles consultées ne précisent pas non plus :

  • les promotions de diplômés éligibles ;
  • un éventuel âge limite ;
  • la répartition des 5 000 places par métier ;
  • les régions ou établissements d'affectation ;
  • la date d'ouverture des candidatures ;
  • les pièces à fournir ;
  • ni les critères permettant de départager les candidats.

Il serait donc prématuré d'affirmer que telle promotion sera prioritaire ou que la sélection sera automatique.

L'annonce est confirmée. Le recrutement, lui, n'est pas encore détaillé.

Combien le stage pourrait-il rapporter ?

Il existe néanmoins une information intéressante.

Depuis janvier 2026, le gouvernement a harmonisé les indemnités des stages de qualification : tous les jeunes concernés doivent percevoir au minimum l'équivalent du SMIG, soit 75 000 FCFA par mois, quelle que soit leur structure d'accueil. Avant cette réforme, annoncée le 10 décembre 2025 par le ministre Mamadou Touré, la prime de qualification était de 45 000 FCFA, et beaucoup de stages n'étaient tout simplement pas indemnisés.

Sur dix mois, cela représenterait donc 750 000 FCFA minimum d'indemnités pour un stage entrant dans ce dispositif.

La communication spécifique aux 5 000 diplômés de santé ne rappelle toutefois pas le montant de l'indemnité. Il faudra donc vérifier les modalités de l'appel à candidatures lorsqu'elles seront publiées.

Surtout, un stage de qualification n'est pas encore un recrutement dans la fonction publique. La mesure vise d'abord l'expérience professionnelle et l'employabilité des diplômés.

Faut-il déjà payer quelqu'un pour s'inscrire ?

Non.

Aucune procédure officielle publiée à ce jour ne demande de remettre de l'argent à un intermédiaire pour obtenir l'une des 5 000 places. Les modalités de candidature n'ayant pas encore été annoncées, les messages promettant une sélection garantie doivent être considérés avec prudence.

Pour les diplômés concernés, le bon réflexe est donc de surveiller trois canaux officiels : le ministère de la Santé, le ministère chargé de la Jeunesse et l'Agence Emploi Jeunes, qui dispose d'un réseau de guichets et de services dédiés aux stages et à l'insertion professionnelle, et dont tous les services sont gratuits.

À retenir : Les 5 000 stages de dix mois sont bien annoncés, portés par l'INFAS et l'Agence Emploi Jeunes, mais les candidatures ne sont pas encore détaillées. Ne payez personne : attendez la publication officielle des métiers concernés, des critères et de la procédure d'inscription.

SOURCES